Ελλάδα είναι μια υπέροχη χώρα*
C'est en allant en Grèce que je suis tombée amoureuse d'elle.
Je n'en avais jamais rêvé avant. J'avais "fait latin" et non pas grec ancien au collège. Ma famille, née en Tunisie arrivait d'Espagne, d'Italie ou de France. Mes parents adoraient leur Tunisie natale et nous y ont amenés dès qu'ils ont pu. Les aventures d'Ulysse avaient bien éveillé quelques rêves, mais j'avais aimé aussi celles de Tom Sawyer. Dyonisos et son trident m'effayait autant que Neptune et sa barbe.
Pourquoi la Grèce alors ?
Souvent on me le demande :
"Tu es d'origine grecque" ?
Le dernier à me poser cette question est Obni, qui m'a donné envie d'écrire ce billet, et à qui j'ai envie de répondre, non Hellas !
D'où me vient cette passion, moi qui ne suis poussée ni par des fantômes ni par des mirages du passé ?
Ma passion vient de ma rencontre fortuite, en 1982 avec ce pays.
Cette année là (tiens, il y a tout juste trente ans !), fraîchement diplômées de l'école d'éducateur de jeunes enfants, mon amie et moi décidons de nous payer des vacances après "la colo de chaque été pour gagner des tunes". C'est ma copine qui a pensé à la Grèce. Moi je ne pensais à aucune destination particulière, j'avais juste envie de mer et de soleil.
Nous voilà parties en stop pour Lyon. Cette année là c'est en bus que je suis allée en Grèce : traversée du tunnel du Mont Blanc, de l'Italie et de la Yougoslavie ...
En 83 j'y retourne en avion, puis en 84. En 1985, j'y reste plus de six mois....En 2001 et 2005 nous faisons découvrir le pays à nos filles.
Depuis le voyage initial, je suis restée "coincée". Comme un trip sous acide mais en beaucoup moins dangereux. Je suis attachée à la Grèce bien plus qu'au reste du monde, non pas que le reste du monde ne m'intéresse pas, mais il passe en second plan.
J'ai envie de rattrapper toutes les années où depuis 82 je ne suis pas allée en grèce : cet été, j'y ferai mon 8ème séjour.
*La Grèce est un pays merveilleux.
Commentaires sur Ελλάδα είναι μια υπέροχη χώρα*
- La Grèce c'est une ambiance, des personnes, des paysages et une âme. J'y vais très souvent chez la famille d'amie de ma douce rencontrée il y a longtemps pendant leurs études. Ce pays est magnifique. Il faut le connaître et surtout sortir des sentiers touristiques, le Péloponnèse, les cyclades c'est bien mais ce n'est qu'une très mince partie de la Grèce, c'est un peu comme si on disait que la France c'est la Côte d'Azur. Il faut aller en Grèce du Nord, en Thrace, à Salonique et dans des îles moins connues des touristes comme Samothrace. Dans ce pays, les gens sont accueillants, ils vous reçoivent avec chaleur, sans chichi, ils sont naturels pas coincés comme ici. On parle dans la rue de façon spontanée, sans a priori. Ils sont serviables… Bref, j'aime la Grèce et je trouve inadmissible que l'on nous fasse croire que ce sont des voleurs, des truqueurs… Je trouve inadmissible que l'église orthodoxe, très riche ou les armateurs et autres gros capitalistes grecs ne font rien pour sortir le pays de ce cancer dans lequel les autres pays européens les laissent crever. Ah ! La déclaration de la présidente du FMI est un pur scandale ! Elle qui a laissé dilapider les contribuables français en faisant un cadeau de 35 millions sur le Crédit Lyonnais… Et qui ne dit pas le moindre mot sur la faillite des banques espagnoles (Bankia notamment) qui vont être renfloués par le contribuables espagnoles et sans doute européens et dont le dirigeant est un ancien du FMI… Bon j'arrête sur ces points, ça me met en rogne.
- Je ne suis allée qu'en Crète. J'en garde un très bon souvenir.
Je comprends ton envie de revenir dans les îles grecques.
La terre africaine exerce cette même attraction depuis que j'y suis allée. Elle m'attirait déjà, bien avant, depuis que je suis toute petite. C'est quelque chose qui ne se commande pas sur brochure de voyages. C'est comme ça. Je ne cherche pas à l'expliquer. Et dès que je pourrai y retourner, je le ferai.
Bises - L'un de mes amis est aussi passionné par la Grèce. J'avoue ne pas avoir succombé à son charme lorsque j'y suis allée alors que j'avais 17 ans. Seuls le Péloponèse et Santorin m'ont laissé un souvenir positif et cela malgré la terrible odeur de merdes des ânes. Pour le reste, j'ai surtout le souvenir d'un taxi qui avait essayé de nous arnaquer et avec lequel j'avais eu une discussion particulièrement houleuse ; du coup, je n'ai jamais eu envie d'y retourner !
Peut-être devrais-je redonner à la Grèce une autre chance













